ENTERREMENT D’UNE VIE DE JEUNE FILLE de Gilles Granouillet

CRÉATION 2021-2022

 

Texte : Gilles Granouillet

Mise en scène : Christophe Vincent

Scénographie : Alain Deroo et Christophe Vincent

Jeu : Morgane Arbez, Eric Borgen, Sandrine Bouvet, Cécile Chauvin, Francine Gaonach, Fabrice Michel, Laurent Viel

Création lumière : Didier Marchal

Création décor : Alain Deroo

Création sonore : Julien Woittequand

Régie générale, LUMIERE, VIDEO : Tony Galliano

Régie son : Christophe Vincent

Costumes : Nadia Genez

Chargée de diffusion : Edna Fainaru (fainaru.edna-conseil@sfr.fr 06 81 33 04 43)

J’ai rencontré l’écriture de Gilles Granouillet en 2014 à travers une courte pièce intitulée La Gare, éditée dans le recueil « Les Monstres » de la Comédie Française. J’ai été séduit par l’accessibilité de son écriture, par la trajectoire inattendue de ses personnages. J’ai eu la sensation, dès la première lecture, qu’il s’agissait d’un théâtre pour tous. Quand Gilles m’a proposé son texte Enterrement d’une vie de jeune fille, j’ai immédiatement retrouvé ce même plaisir, avec en plus le rapport à l’intime, à mon intime.
Pendant deux ans, nous nous sommes associés autour d’un projet de territoire dans le Jura. A cette occasion, Gilles nous a écrit un texte : Un Mariage. Au-delà de la commande, une réelle complicité s’est installée entre nous. C’est également pour cette raison que je souhaite mettre en scène Enterrement d’une vie de Jeune Fille.
Cette pièce parle de nous, de nos choix, de nos vies, de nos abandons. C’est un théâtre âpre et sensible qui fait entendre la complexité de nos chemins de vie.
C’est un texte enraciné dans un territoire, avec toute sa complexité (opposition gens des villes et gens des champs) qui n’est pas sans rappeler une actualité brûlante.
Enterrement d’une vie de jeune fille est la photographie d’une famille, d’une époque, c’est un film personnel où chacun peut trouver sa propre intimité… C’est pourquoi, la scénographie sera cadrée comme un tableau de peinture, un film ou une photographie. Avec le temps, les souvenirs se floutent, la pensée devient évanescente. Aussi le décor suivra la même trajectoire que la pensée de nos personnages, comme si leur mémoire leur jouait des tours.
Au fur et à mesure que l’histoire évoluera, les « tableaux » seront donc de plus en plus dépouillés, jusqu’à arriver à la perte totale d’image. Il n’y aura plus qu’une « absence d’image ». Tout repère d’espace aura disparu, ne restera que la voix du frère dans l’espace.
Enfin j’ai décidé de redonner vie au personnage de la petite sœur. Il ne s’agira pas de l’entendre à travers des lettres, comme le propose le texte, mais bien de lui redonner corps à travers des flashbacks. Cette incarnation permettra de créer une intimité avec le spectateur (ce ne sera pas juste un souvenir à travers la voix d’un autre personnage, mais bien elle, avec sa voix à elle, ses mots à elle.) Le fait de la voir nous mettra dans la même empathie que les personnages de la pièce.
J’espère faire résonner ce texte dans ce qu’il a de plus intime, de plus enraciné dans sa réalité, aussi dure soit-elle, pour mieux nous transcender vers une dimension poétique… absolue.
Christophe Vincent
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